Voyages - Réseau Périnatalité Eure et Seine-Maritime

Voyages

  1. Recommandations générales
  2. Vaccination
  3. Dengue, chikungunya et zika
  4. Paludisme
  5. Maladie de Lyme
  6. Protection contre les piqûres de moustiques et de tiques
  7. Chimioprophylaxie antipaludique
  8. Anti-diarrhéiques
  9. Produits de désinfection de l’eau
  10. Transport aérien prolongé
  11. Transport en voiture
  12. Mal des transports
  13. Ebola

© Clker-Free-Vector-Images / Pixabay

Recommandations générales

En cours de grossesse, les voyages en zone « tropicale » sont déconseillés pour plusieurs raisons :

  • Gravité du paludisme, majorée par l’état de grossesse (retentissement maternel et fœtal).
  • Gravité du Zika (risque fœtal).
  • Risques d’autres infections (fièvre jaune, dengue, chikungunya, parasitoses, etc…).
  • Conditions sanitaires.

Si le voyage ne peut être différé toutes les mesures prophylactiques nécessaires doivent être prises :

  • Vaccination.
  • Protection contre les piqûres de moustiques et de tiques par les répulsifs.
  • Chimioprophylaxie antipaludique.
  • Anti-diarrhéiques.
  • Produits de désinfection de l’eau.
  • Transport aérien prolongé.
  • Mal des transports.

© FotoshopTofs / Pixabay

Les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya, de la dengue ou du zika, comme actuellement dans de nombreux pays d’Amérique latine, les Antilles françaises, la Guyane et l’Océan indien, doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place.

Les personnes qui résident dans les 30 départements français où le moustique tigre est implanté doivent aussi se protéger des piqûres de moustiques (principalement le pourtour méditerranéen et le sud-ouest de la France).

Si vous ressentez les symptômes suivants en voyage ou à votre retour en France : fièvre brutale ou modérée, asthénie, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête, conjonctivite, éruption cutanée (zika), consultez rapidement un médecin en mentionnant votre séjour aux Antilles ou dans tout pays à circulation de dengue, chikungunya, zika et autres arboviroses.

Pour en savoir plus :

BEH (2018) : Recommandations sanitaires pour les voyageurscliquer ici

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Voyage et grossesse

Conseils aux Voyageurs

Risques sanitaires

Application Métis (carte dynamique et interactive des risques sanitaires spécifiques)


© dfuhlert / Pixabay

Vaccination

Aucune toxicité sur le fœtus n’a été montrée avec les vaccins. On considère cependant qu’il est préférable de reporter les vaccinations après l’accouchement, sauf lorsqu’elles sont nécessaires en raison de circonstances particulières (voyage à l’étranger, épidémie, etc…).

Si le voyage ne peut être reporté, la vaccination contre la fièvre jaune doit être effectuée quel que soit le terme de la grossesse.

Pour en savoir plus :

Brochure ÉTAT (2018) : Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2018 – cliquer ici

Carte ÉTAT (2018) : Vaccination : êtes-vous à jour ?cliquer ici

Vidéo : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

CHU-Hôpitaux de Rouen (2015) : Santé voyages, structure d’information et de vaccination


Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Recommandations aux voyageurs


La grossesse est-elle une contre-indication à la vaccination ?

Vaccins en cours de grossesse et d’allaitement

Centre de vaccinations internationales et de conseils spécifiques en santé des voyageurs

Fièvre jaune

Vaccin de la fièvre jaune


© WikiImages / Pixabay

Dengue, chikungunya et zika

Le moustique tigre (Aedes albopictus) capable de transmettre la dengue, le chikungunya et le zika peut piquer toute la journée. C’est un moustique originaire d’Asie désormais implanté dans 30 départements français.

En prévision de la sortie d’hibernation du moustique tigre prévue dès le mois de mai, il faut recommander aux #Vancre1s enceintes des mesures de protection telles que le port de vêtements longs, l’emploi de répulsifs et de moustiquaires.

En cas de voyage impératif d’une femme enceinte ou en âge de procréer en zone d’endémie ces mêmes conseils s’appliquent : imprégnez les vêtements de répulsifs, disposez des moustiquaires imprégnées de répulsifs dans l’habitat.

Si vous n’êtes pas enceinte, prenez une contraception efficace le temps de votre voyage et le mois suivant.

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Répulsifs – Grossesse et Allaitement

Vous pensez avoir observé un moustique tigre dans votre commune ? Vous pouvez le signaler et contribuer ainsi à la surveillance de son implantation sur le portail dédié http://www.signalement-moustique.fr ou en utilisant l’application mobile gratuite « i Moustique® ».

Pour en savoir plus :

Dépliant INPES (2016) : Chikungunya, dengue, zikacliquer ici

Affiche OMS (2016) : Ce que vous devez savoir à propos de la maladie à virus Zikacliquer ici

Fiche ÉTAT (2016) : Maladie à virus Zika Conseils aux voyageurscliquer ici

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Géopolitique du moustique

Cartes de présence du moustique tigre

Dengue

Chikungunya

Zika

Épidémie de Zika : Recommandations pour les femmes enceintes


© S. Torfinn / OMS

Paludisme

Certains groupes de voyageurs, en particulier les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes au système immunitaire affaibli, sont plus exposés au risque de maladie grave s’ils contractent le paludisme. Les femmes enceintes devraient éviter de se rendre dans des zones de transmission du paludisme. Si le voyage ne peut être évité, il est très important de prendre des mesures de prévention efficaces.

Les moustiques qui transmettent le paludisme piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil.

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

10 faits sur le paludisme (décembre 2016)

Paludisme Informations aux voyageurs

Paludisme Aide-mémoire N°94 Avril 2017


© Catkin / Pixabay

Maladie de Lyme

La maladie de Lyme ou borréliose de Lyme est transmise lors d’une piqûre de tique infectée par une bactérie de la famille des spirochètes. Toutes les tiques ne sont pas infectées et l’infection est souvent sans symptôme. Cependant, elle peut provoquer une maladie parfois invalidante (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres, etc…). La maladie n’est pas contagieuse.

Les tiques sont répandues partout en France, surtout en dessous de 1 500 m d’altitude. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d’activité maximale des tiques, en France entre le début du printemps et la fin de l’automne.

Afin de délivrer une information de prévention sanitaire sur les piqûres de tiques, leurs conséquences et les moyens de s’en protéger, et de recueillir des données d’exposition aux piqûres de tiques (type d’environnement, période de l’année, activité à risque), le Ministère des Solidarités et de la Santé, l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et leurs partenaires, lancent l’application « Signalement TIQUE ».

Pour en savoir plus :

Dépliant SPF (2017) : Maladie de Lymecliquer ici

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Maladie de Lyme


© Elionas / Pixabay

Protection contre les piqûres de moustiques et de tiques

La protection contre les piqûres de moustiques ou de tiques associe plusieurs mesures applicables à la femme enceinte :

  • Porter des vêtements longs imprégnés de pyréthrinoïdes ou de répulsifs.
  • Utiliser des insecticides (tortillons fumigènes à l’extérieur, diffuseurs électriques, etc…).
  • Utiliser des moustiquaires imprégnées de pyréthrinoïdes.
  • Utiliser des répulsifs sur les parties découvertes du corps.

© Elionas / Pixabay

Les répulsifs peuvent être utilisés chez la femme enceinte. L’efficacité, la durée d’action et la sécurité d’usage des répulsifs dépendent notamment de leur concentration. Il est important de respecter les recommandations d’utilisation du fabricant en ce qui concerne la fréquence des applications. Les répulsifs ne doivent pas être appliqués sur les muqueuses ou les lésions cutanées étendues.

Pour en savoir plus :

Tableau ÉTAT (2016) : Répulsifs pour la protection contre les piqûres d’arthropodescliquer ici

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Moustiques vecteurs de maladies

Maladies transmises par les moustiques

Maladies transmises par les tiques


La prévention commune à toutes les maladies transmises par les moustiques


Répulsifs – Grossesse et Allaitement


© OMS (2011)

Chimioprophylaxie antipaludique

En cas de séjour en zone d’endémie palustre, la prophylaxie du paludisme est nécessaire quel que soit le terme de la grossesse et doit être efficace. Elle doit associer une protection contre les piqûres de moustiques et une chimioprophylaxie adaptée au lieu du séjour.

Les zones impaludées sont classées en groupes en fonction de la résistance du parasite à la chloroquine. L’OMS distingue 3 groupes pour lesquels le traitement préventif (par comprimés) du paludisme diffère. Quel que soit le médicament indiqué, il n’est délivré que sur ordonnance médicale, il présente des contre-indications et des interactions médicamenteuses. Un avis médical est impératif.

Pour en savoir plus :

BEH (2017) : Recommandations sanitaires pour les voyageurs – Situation du paludisme et recommandations de prévention pour les voyageurs (tableau 5, page 24) – cliquer ici

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Le paludisme chez les femmes enceintes

Traitement préventif intermittent du paludisme (TPI) pour les femmes enceintes

Chimioprophylaxie antipaludique et grossesse


Anti-diarrhéiques

En cas de diarrhée aiguë sans signe de gravité, le lopéramide (Imodium®) pourra être utilisé de façon ponctuelle en 1ère intention à posologie efficace. On pourra également avoir recours aux argiles (type Smecta® ou Actapulgite®). L’utilité des antiseptiques intestinaux n’est pas démontrée dans les diarrhées aiguës.

En cas de signes de gravité, si le recours à une antibiothérapie est nécessaire, la ciprofloxacine (Ciflox®), l’ofloxacine (Oflocet®) et l’azithromycine (Zithromax®) peuvent être utilisées quel que soit le terme de la grossesse.

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Anti-diarrhéiques – Grossesse et allaitement


© congerdesign / Pixabay

Produits de désinfection de l’eau

  • Préférer les boissons en bouteilles capsulées, l’eau filtrée ou bouillie.
  • Désinfectée l’eau avec du dichloro-isocyanate de sodium (Aquatabs®).
  • Ne pas utiliser de glaçons faits avec de l’eau non désinfectée.

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Produits de désinfection de l’eau utilisables chez la femme enceinte


© OpenClipart-Vectors / Pixabay

Transport aérien prolongé

Pour minimiser le risque thrombo-embolique lors des transports aériens en cours de grossesse, quelques mesures préventives peuvent être observées :

  • Mobilisations régulières des jambes.
  • Port de chaussettes ou de bas de contention.
  • Hydratation.
  • Prescription éventuelle d’une injection d’héparine de bas poids moléculaire (HBPM) juste avant le vol, en particulier chez les femmes à risque d’accident thrombo-embolique.

Les longs voyages aériens sont déconseillés en fin de grossesse. La plupart des compagnies aériennes refusent les femmes enceintes au-delà du 7ème mois de grossesse, certaines à partir du 6ème mois.

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Transport aérien prolongé


© whatwolf / Freepik

Transport en voiture

Que ce soit pour des trajets courts (travail) ou longs (vacances), que vous soyez conductrice ou passagère, il faut être vigilant. Les accidents de voiture représentent la principale cause de décès fœtaux par traumatisme.

Quelques conseils pour bien voyager :

  • Demandez l’avis d’un professionnel de santé (contre-indications).
  • Choisissez dans la mesure du possible votre période de départ (évitez les périodes de grands départs en vacance, les fortes chaleurs ou les grands froids).
  • Prévoir votre départ à l’avance et le préparer (surtout pour les longs trajets).
  • Boucler sa ceinture de sécurité (obligatoire) correctement sous l’abdomen et non pas sur le ventre (il existe des systèmes de guidage de la ceinture) que vous soyez conductrice ou passagère.
  • Laisser le volant pour les longs trajets (moins de fatigue).
  • Avoir une conduite « douce » (éviter les secousses).
  • S’installer confortablement bien calée contre le dossier (utiliser un coussin si besoin).
  • S’hydrater régulièrement (prévoir une bouteille d’eau et de quoi se restaurer si besoin).
  • Faire des pauses régulièrement toutes les une à deux heures pour se dégourdir les jambes (15 minutes).
  • Préférer les trajets de moins de quatre heures.

Mal des transports

En première intention, l’utilisation de la méclozine (Agyrax®) ou de la diphenhydramine (Nautamine®) est possible quel que soit le terme de la grossesse. En deuxième intention, l’utilisation du diménhydrinate (Mercalm®) est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Mal des transports – Grossesse et allaitement


© Par CDC/Cynthia Goldsmith [Public domain] / Wikimedia Commons

Ebola

Depuis le début de l’année 2014, des cas de maladie à virus Ebola ont été rapportés dans quatre pays d’Afrique : Guinée, Libéria, Sierra Leone et Nigéria. Les autorités sanitaires de ces pays, en lien avec l’OMS et de nombreux états, dont la France, sont mobilisées pour prévenir l’expansion du virus à d’autres pays.

A votre arrivée dans un pays où circule le virus Ebola, signalez votre séjour au Consulat de France. Dans tous les cas, suivez les recommandations des autorités locales et ne vous déplacez pas dans les zones de foyer de l’épidémie ; respectez les règles d’hygiène de base et, notamment, lavez-vous fréquemment les mains (savon ou solution hydro-alcoolique) ; évitez tout contact rapproché avec des personnes ayant une forte fièvre. La transmission du virus se fait par contact direct avec le sang ou les liquides corporels ; évitez tout contact avec des animaux sauvages, vivants ou morts ; ne consommez pas et ne manipulez pas de viande de brousse. En cas d’apparition brutale d’une forte fièvre, contactez immédiatement les services de l’Ambassade sur place ainsi qu’un médecin.

A votre retour en France, en cas d’apparition brutale d’une forte fièvre (> 38,5°C) jusqu’à 3 semaines après votre retour en France, contactez immédiatement le Centre 15 en évoquant votre voyage.

Pour en savoir plus :

Fiche ÉTAT (2014) : Maladie à virus Ebola Conseils aux voyageurscliquer ici

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Maladie à virus Ebola


Rédaction : Dr Jean-Louis SIMENEL et Sabine SIONVILLE (06/07/2017).

Mise à jour : Catherine LÉVÊQUE (25/05/2018).


TOP