Petits maux de la grossesse - Réseau Périnatalité Eure et Seine-Maritime

Petits maux de la grossesse

  1. Petits maux
  2. Troubles digestifs
  3. Lombalgies
  4. Troubles du sommeil
  5. Automédication

© Dragana_Gordic / Freepik

Petits maux

Rares sont les femmes enceintes qui ne souffrent pas à un moment donné de « petits maux » de la grossesse : nausées, vomissements, lombalgies, troubles du sommeil, constipation, crampes, pyrosis, etc… Ces troubles fonctionnels apparaissent à différents moments de la grossesse et ne donnent qu’exceptionnellement lieu à des complications graves. Les vomissements incoercibles de la grossesse concernent ainsi 1 à 2 % des femmes enceintes. L’origine de ces maux sont multiples (métaboliques, organiques, psychologiques) et parfois inconnus.

Vous pouvez en parlez aux professionnels qui suivent votre grossesse qui pourront prendre en compte votre ressenti et remédier/soulager ces « troubles » par le choix d’une thérapeutique adaptée ou des conseils de changement d’habitudes de vie (notamment alimentaires).

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Les désagréments liés à la grossesse


Troubles digestifs

Nausées et vomissements :

Les nausées s’arrêtent généralement après le quatrième mois de grossesse. Elles sont accentuées par un temps trop long entre deux repas : fractionner vos prises alimentaires peut donc être une solution.

Allégez vos 3 repas principaux et complétez-les par un goûter à 16 h et une collation le soir, pour ne pas avoir trop faim pendant la nuit.

Pour reprendre rapidement des forces après le jeûne de la nuit, essayez de ne pas prendre votre petit-déjeuner trop tard.

Vous souffrez de remontées acides ?

  • Pensez à fractionner vos prises alimentaires, comme expliqué dans le paragraphe précédent.
  • Prenez le temps de manger en mâchant bien les aliments. Faites de votre repas un moment de détente : prenez-le autant que possible à table, assise et dans une ambiance calme.
  • Limitez votre consommation d’aliments gras, acides et pimentés.
  • Ne vous couchez pas tout de suite après le repas du soir, laissez le temps à votre estomac de débuter la digestion.

Constipation :

Un manque d’appétit au moment du repas ou une alimentation pauvre en fibres peut être à l’origine de la constipation. Essayez d’augmenter votre consommation de fibres : elles aident au transit intestinal. Les fruits et légumes et les féculents sont naturellement riches en fibres. Ainsi, privilégiez les aliments complets (pâtes, riz, pain).

Il est également important de boire suffisamment. Certaines eaux minérales contiennent beaucoup de magnésium (plus de 50 mg de magnésium par litre d’eau). Ce minéral favorise le bon fonctionnement du transit.

L’activité physique permet également de faciliter le transit intestinal : essayez de faire l’équivalent de 30 minutes de marche par jour (si cela ne vous est pas contre-indiqué).

Attention : l’utilisation de laxatifs n’est pas recommandée sans avis médical.

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Les troubles digestifs


Lombalgies

Les lombalgies se manifestent plus volontiers au cours du dernier trimestre et sont généralement liées à la modification de l’équilibre postural de la femme enceinte (déportement vers l’avant du centre de gravité) et peuvent être soulagées par des mouvements de rétroversion du bassin. Elles se résolvent au cours des semaines qui suivent l’accouchement.


Troubles du sommeil

Les troubles du sommeil se manifestent plus volontiers au cours du dernier trimestre et se résolvent au cours des semaines qui suivent l’accouchement.

En effet, le sommeil de la femme enceinte au cours du dernier trimestre subit des modifications de sa composition (moins de phases de sommeil lent profond, plus de phases de sommeil lent léger), de sa durée (diminuée par rapport à avant la grossesse) et de sa qualité (parasomnies, dyssomnies). Les facteurs avancés par les femmes enceintes comme altérant la qualité de leur sommeil sont les autres « petits maux » de la grossesse (crampes, mictions fréquentes, douleurs lombaires), les mouvements actifs fœtaux, l’asthénie, l’anxiété, les cauchemars ou encore la situation d’hospitalisation.


Automédication

Pour remédier à ces « petits maux », vous pouvez être tentées de recourir à l’automédication.

Vous devez connaître les risques, en particulier liés à la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) au cours des quatre derniers mois de la grossesse.

Les thérapeutiques validées scientifiquement dans la « prise en charge des symptômes courants de la grossesse » sont :

  • Pour les nausées : les antihistaminiques, le gingembre, l’acupuncture.
  • Pour les lombalgies : les exercices dans l’eau, les massages, les séances d’éducation individuelles ou en groupe.
  • Pour la constipation : les changements apportés au régime alimentaire (apport accru en fibres, bonne hydratation), les laxatifs osmotiques (exemple : lactulose, sorbitol) si aucune amélioration n’est observée.
  • Pour le pyrosis (brûlures d’estomac) : des changements apportés au régime alimentaire et au mode de vie (position verticale après les repas, diminution des apports en graisses, caféine et boissons gazeuses, repas fractionnés), les anti-acides (exemple : Gaviscon®). Si le reflux gastro-œsophagien (RGO) persiste, il est possible de recourir aux anti-sécrétoires gastriques.
  • Pour les crampes : la consommation d’aliments riches en magnésium ou la supplémentation en lactate ou en citrate de magnésium.

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et grossesse

Douleur et grossesse

Migraine et grossesse

Corticoïdes en cours de grossesse et d’allaitement

Anti-émétiques – Grossesse et allaitement

Laxatifs – Grossesse et allaitement


Rédaction : Dr Jean-Louis SIMENEL et Sabine SIONVILLE (04/07/2017).


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