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Mise à jour le : 25/07/2008
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Substances psychoactives

Tabac et grossesse
Alcool et grossesse
Autres drogues et grossesse
Dépendance
Traitements substitutifs
Adresses régionales utiles
Documents à télécharger : Affiches - Dépliants - Fiches
Pour en savoir plus : Sites Internet - Documents - Livres - Brochures - Dossiers de presse - Affiches - Dépliants

Substances psychoactives

Source :
     Les drogues : Les comportements d'usage
     2006 MILDT l

 

Alcool, tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, etc... sont des substances psychoactives qui agissent sur le cerveau.

  Elles modifient l’activité mentale, les sensations, le comportement. Leur usage expose à des risques et à des dangers pour la santé et peut entraîner des conséquences sociales dans la vie quotidienne ; leur usage peut en outre engendrer une dépendance.
Voir dans la page le paragraphe Dépendance.

 Elles provoquent des effets somatiques (sur le corps) d’une grande diversité selon les propriétés de chacune, leurs effets et leur nocivité.

Toutes ces substances disposent d’un cadre légal.

Le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, l’héroïne sont des substances illicites : le code pénal en interdit et en réprime la production, la détention et la vente, conformément aux conventions internationales ; leur usage est également interdit et sanctionné.

Les médicaments psychoactifs (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs) sont des produits licites : ils sont prescrits par un médecin pour traiter des états d’anxiété, de troubles du sommeil, de dépression ; leur production et leur usage sont strictement contrôlés. Cependant, leur détournement et l’automédication sont fréquents.
Voir la page Médicaments et grossesse.

L’alcool, le tabac sont des produits licites ; ils sont consommés librement ; leur vente est autorisée et contrôlée et leur usage réglementé.

Tabac et grossesse

Source :
     Grossesse et tabac
     2005 INPES l

 Quelles sont les conséquences du tabac sur la grossesse elle-même ?

Fumer durant la grossesse comporte un certain nombre de risques :
 Les femmes fumeuses ont deux fois plus de risque de faire une grossesse extra-utérine.
 Le risque de faire une fausse couche spontanée est en moyenne triplé. Ce risque dépend de la quantité de cigarettes que l’on fume : ainsi pour une femme fumant plus de trente cigarettes par jour en début de grossesse, ce risque de fausse couche spontanée serait multiplié par cinq.
 Le placenta risque de se fixer trop bas (placenta praevia) ou risque de se décoller (hématome rétro-placentaire) ce qui peut provoquer des saignements lors du troisième trimestre de la grossesse.
 Le risque de rupture des membranes avant 34 semaines d’aménorrhée est multiplié par trois, ce qui en fait la première cause d’accouchement prématuré chez la femme enceinte fumeuse.

L’idéal est bien sûr d’arrêter de fumer avant la grossesse. Si cela n’a pas pu se faire, l’arrêt sera toujours bénéfique à n’importe quel moment de la grossesse, que ce soit pour la future maman comme pour le bébé. Il n’est donc jamais trop tard pour arrêter de fumer, même en fin de grossesse. Il existe des consultations spécialisées, pensez à en parler à votre médecin.
Voir le paragraphe Adresses régionales utiles.

 

 Quels sont les effets du tabagisme sur le bébé ?

Les effets du tabagisme sur le fœtus dépendent des quantités fumées : plus on fume, plus les effets sont importants. Dans l’utérus, le bébé reçoit de l’oxygène par le sang de la mère. Quand elle fume, son sang se charge de monoxyde de carbone, gaz particulièrement toxique. De plus, la nicotine a un effet vasoconstricteur sur les artères du placenta et sur l’artère ombilicale, ce qui rend la circulation du sang moins bonne. Tout cela contribue donc à la mauvaise oxygénation du bébé. D’autres substances chimiques contenues dans la fumée sont également néfastes au développement du fœtus.

Tous ces effets expliquent le Retard de Croissance Intra-Utérin (RCIU) : bébés plus petits en poids, taille, périmètre crânien. Ces effets peuvent être graves lorsque le bébé naît prématurément.
Après la naissance, l’exposition des enfants au tabac augmente les risques de mort subite, de bronchite, d’asthme et d’otite.
 Des études épidémiologiques ont montré que le tabagisme au cours de la grossesse augmente le risque de mort subite du nourrisson. Le risque serait 3 à 4 fois plus élevé que le risque pour un nourrisson de mère non fumeuse.
Voir la page Mort subite du nourrisson.
 Les risques d'infections bronchopulmonaires sont plus fréquentes chez un nourrisson de mère fumeuse.
Voir la page Bronchiolite.


 
Quels sont les traitements de la dépendance tabagique ?

Depuis 1997, la prescription de substituts nicotiniques est officiellement admise pour les femmes enceintes qui ne parviennent pas à arrêter de fumer. La nicotine des substituts est en effet préférable à celle qui est inhalée avec les quatre mille substances toxiques de la fumée de cigarette. De plus, elle se diffuse lentement dans le corps, et non pas brutalement sous forme de pics comme cela se produit avec une cigarette. L’utilisation des substituts nicotiniques doit cependant se faire sous contrôle médical pour les femmes enceintes ou qui allaitent.
Voir le paragraphe Traitement substitutifs.

Une recommandation : zéro tabac pendant la grossesse

Si vous vous posez des questions, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Vous pouvez également appeler Tabac Info Service au 0 825 309 310.
Voir le paragraphe Pour en savoir plus.
Voir le paragraphe Adresses régionales utiles.

Alcool et grossesse

Source :
     Zéro alcool pendant la grossesse
     2006 INPES l

 Effets de l’alcool :
Une consommation, même ponctuelle ou modérée, d’alcool pendant la grossesse n’est pas anodine et peut entraîner des risques importants pour l’enfant à naître. L’alcool agit sur l’embryon et le fœtus, notamment sur son système nerveux et son cerveau. L’alcool passe du sang maternel vers le sang du fœtus, au travers du placenta. Lorsqu’une femme enceinte boit un verre, il y a donc rapidement autant d’alcool dans le sang de son bébé que dans le sien, voire même davantage compte tenu du poids du fœtus et du fait que son foie n'est pas assez fonctionnel pour l’éliminer correctement. Les effets de l’alcool sur le système nerveux central du fœtus peuvent être très néfastes.
Ainsi, tout au long de la grossesse, l’alcool agit directement sur le cerveau du fœtus en développement. L’alcool est un toxique extrêmement puissant au niveau du cortex cérébral. Dans ces conditions, quel que soit le moment de l’alcoolisation de la femme enceinte, le risque d’atteinte des fonctions cérébrales reste très élevé. En outre une consommation d’alcool importante pendant les trois premiers mois peut produire des malformations irréversibles chez le bébé.
Les effets de l’alcool sur le fœtus sont nombreux. Dès lors, une consommation quotidienne d’alcool, même très faible, ou des ivresses épisodiques pendant la grossesse sont susceptibles d’entraîner des complications durant la grossesse ( RCIU , accouchement prématuré) ainsi que des troubles psychiques ou du comportement chez l’enfant exposé, tels que les troubles d’apprentissages, de la mémorisation, de l’abstraction, de l’attention…
Voir paragraphe Documents à télécharger.

 Syndrome d'Alcoolisation Fœtale (SAF) :

Le SAF constitue l’atteinte la plus grave de l’exposition prénatale à l’alcool. Il se manifeste notamment par des :
  Anomalies faciales.
l RCIU .
  Malformation de la boîte crânienne et de l’encéphale ainsi que des troubles nerveux.
  Dommages du système nerveux central qui peuvent se traduire par un retard du développement, des déficits intellectuels et des troubles de l’apprentissage, une hyperactivité, des troubles de l’attention et/ou de la mémoire, une incapacité à contrôler la colère, des difficultés à résoudre des problèmes.

D’après l’Expertise collective de l' INSERM intitulée « Alcool, effets sur la santé » (2001), 700 à 3 000 enfants, sur les 750 000 naissances annuelles, seraient concernés par un SAF grave, avec une incidence observée plus élevée sur l’île de la Réunion, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Bretagne.

L'alcoolisation fœtale est la première cause non génétique de handicap mental chez l'enfant.

Ainsi, en vertu du principe de précaution, il est recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool dès le début de leur grossesse et pendant toute la durée. Cette recommandation vaut pour toutes les occasions de consommation, qu'elles soient quotidiennes ou ponctuelles, même festives.
Voir la page Syndrome d'alcoolisation fœtale.

 

 Messages sanitaires sur les conditionnements d’alcool

Lors de la seconde lecture devant le Sénat du projet de loi sur les droits des personnes handicapées, un amendement parlementaire déposé par Mme Anne-Marie Payet avec le soutien du ministre chargé de la Santé a été adopté le 19 octobre 2004. Il vise à faire figurer, sur toutes les unités de conditionnement des boissons alcoolisées, un message sanitaire à l'attention des femmes enceintes. L’objectif est de permettre une meilleure information sur les risques sanitaires induits par la consommation d'alcool sur le fœtus pendant la grossesse.

Phrase : « La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant » ou pictogramme :

Une recommandation : zéro alcool pendant la grossesse

Si vous vous posez des questions, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Vous pouvez également appeler Écoute Alcool au 0 811 91 30 30.
Voir le paragraphe Pour en savoir plus.
Voir le paragraphe Adresses régionales utiles.

Autres drogues et grossesse

Source :
     Dépendances
     2006 CRAT l

 Cannabis
Les feuilles de cannabis séchées et des extraits résineux de la plante (haschich) sont utilisés à des fins « récréatives » sous diverses formes, et en particulier fumés avec du tabac. De nombreux composés sont présents dans la plante (cannabinoïdes), leurs effets sont variés. Le principal agent actif est le delta-9-hydrocannabinol (THC). Son transfert placentaire a été observé chez l’animal et dans l’espèce humaine.
A ce jour, aucun effet malformatif n’est attribué au cannabis en cours de grossesse. D’autres conséquences ont été notées, mais semblent essentiellement à mettre sur le compte du tabac fumé concomitamment au cannabis, et à condition que la consommation soit régulière et importante (6 fois par semaine ou plus) : diminution du poids de naissance (de 79 à 105 g) et diminution de la durée de la grossesse (de près d’une semaine).

Le devenir à distance des enfants de mères ayant consommé du cannabis en cours de grossesse a fait l’objet de quelques études. Le score global d’intelligence (QI) semble normal. Cependant des déficits de l’attention, une hyperactivité et la perturbation de certains tests cognitifs et des fonctions exécutives ont été observés chez des enfants vers l’âge de 9-12 ou 13-16 ans de mères ayant consommé du cannabis à raison d’au moins 6 fois par semaine en cours de grossesse.

En pratique, si le cannabis en cours de grossesse n’est pas associé à un risque malformatif particulier, la poursuite de la consommation n’est pas souhaitable en l’état actuel des données.
Si vous vous posez des questions, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Vous pouvez également appeler Écoute Cannabis au 0 811 91 20 20.
Voir le paragraphe Pour en savoir plus.

 Cocaïne
La cocaïne est un stimulant du système nerveux central et un vasoconstricteur très puissant. Son absorption est bonne sous toutes les voies d’utilisation : intraveineuse, intranasale (poudre), inhalation (crack)... Elle provoque une euphorie, un sentiment de puissance intellectuelle et physique, une indifférence à la douleur, une levée d’inhibitions, suivis d’état dépressif et d’anxiété. Son usage entraîne une forte dépendance psychique (et une dépendance physique moindre), des lésions de vasoconstriction locale (irritation, ulcération, voire perforation de la cloison nasale) ou viscérale (infarctus du myocarde ou cérébral...), des troubles cardiaques (tachycardie, troubles du rythme, hypertension voire mort subite), des troubles neuropsychiatriques. Son usage comporte un risque d’infection virale : hépatite A, B, C lorsqu’elle est « sniffée », VIH lorsqu’elle est injectée. La cocaïne peut être contaminée par des substances non identifiées potentiellement dangereuses. Il n’existe pas de traitement de substitution de la cocaïne.
Il y a une augmentation de fréquence des pathologies vasculaires ainsi que des avortements spontanés.
Le risque de neurotoxicité sur le fœtus est reconnu. Le RCIU est une conséquence du produit sur la circulation placentaire. Le taux de Mort Subite du Nourrisson (MSN) est plus élevé (+ 15% chez le nourrisson qui a été exposés à la cocaïne ou au crack). En pratique, Il est souhaitable d’envisager toutes les mesures destinées à éviter la poursuite de la cocaïne pendant la grossesse. En cas de dépendance, une prise en charge adaptée doit être entreprise le plus rapidement possible pour éviter toute exposition en cours de grossesse. La consommation d’autres substances sera prise en charge le cas échéant. La surveillance échographique prénatale peut être orientée sur les anomalies évoquées dans la littérature (croissance, liquide amniotique, appareil urinaire et cardiaque notamment). La surveillance obstétricale tiendra compte des risques d’hématomes rétroplacentaires et de prématurité, ainsi que des infections concomitantes. En cas d’exposition en fin de grossesse, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront en être avertis.

 Ecstasy ou Méthylène DioxyMéthAmphétamine (MDMA)

L’ecstasy est une amphétamine illicite. Elle se consomme par voie orale. L’ecstasy peut être contaminée par des substances non identifiées potentiellement dangereuses.

Les données publiées chez les femmes enceintes consommatrices d’ecstasy sont peu nombreuses et ne mettent pas en évidence d’augmentation de la fréquence globale des malformations.

Une augmentation des cardiopathies est suggérée par une étude mais la consommation concomitante d’autres drogues rend l’interprétation des résultats difficile.

En pratique, en cas de découverte d’une grossesse exposée, la prise d’ecstasy doit être arrêtée le plus rapidement possible. L’exposition à d’autres substances sera prise en charge le cas échéant. La surveillance échographique prendra en compte l’éventualité d’effets sur la sphère cardiaque.

 

 Héroïne

L’héroïne est un opiacé puissant. Son absorption est possible par toutes les voies d’utilisation (intraveineuse ou intranasale). Son usage entraîne une forte dépendance psychique et physique. Son usage par voie injectable comporte un risque d’infection notamment par les virus de l’hépatite B, C et VIH . L’héroïne peut être contaminée par des substances potentiellement dangereuses. Il existe un traitement de substitution : méthadone ou buprénorphine.

Elle augmente la fréquence des avortements spontanés et des accouchements prématurés. Un sevrage brutal au premier trimestre accroît le risque de fausse couche spontanée.

Le nombre des nouveaux-nés de petit poids (< 2500 g) est augmenté chez les mères consommant de l'héroïne. L’héroïne, à l’inverse d’autres substances, n’est pas tératogène.

En pratique, il est souhaitable d’envisager toutes les mesures destinées à éviter la poursuite de l’héroïne pendant la grossesse. Une prise en charge adaptée peut être entreprise avec un traitement de substitution aux opiacés. L’exposition à d’autres substances sera prise en charge le cas échéant. La surveillance obstétricale tiendra compte des risques de RCIU , ainsi que des infections concomitantes. Les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront être avertis de l’exposition maternelle de manière à adapter leur surveillance.

Une recommandation : zéro drogues pendant la grossesse

Si vous vous posez des questions, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Vous pouvez également appeler Drogues info service 0 800 23 13 13.
Voir le paragraphe Adresses régionales utiles.

Dépendance

Source :
     Les drogues : Les comportements d'usage
     2006 MILDT l

Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance est installée quand on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques.

 La dépendance, ça commence quand ?

La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est pharmacodépendant. Il existe deux dépendances, associées ou non, qui se caractérisent par des symptômes généraux :
 Impossibilité de résister au besoin de consommer.
 Accroissement d’une tension interne, d'une anxiété avant la consommation.
 Soulagement ressenti lors de la consommation.
 Sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation.

 La dépendance psychique
La privation d’un produit entraîne une sensation de malaise, d’angoisse, allant parfois jusqu’à la dépression. Une fois qu’elle a cessé de consommer, la personne peut mettre du temps à s’adapter à cette vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition d’un mal-être que la consommation visait à supprimer. Cela explique la survenue possible de rechutes ; elles font partie du lent processus qui, à terme, peut permettre d’envisager la vie sans consommation problématique.

 La dépendance physique

Certains produits entraînent une dépendance physique : l’organisme réclame le produit à travers des symptômes physiques qui traduisent un état de manque. La privation de certains produits tels que les opiacés, le tabac, l’alcool et certains médicaments psychoactifs engendre des malaises physiques qui varient selon le produit : douleurs avec les opiacés, tremblements majeurs avec l’alcool, convulsions avec les barbituriques et les benzodiazépines. Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, irascibilité, angoisse, agitation...). Lorsqu’une personne arrête de manière brutale ou progressive la prise d’une substance psychoactive, on parle de sevrage. Pour libérer l’organisme du besoin de la substance sans les effets physiques du manque, les personnes pharmacodépendantes peuvent trouver une aide médicale et psychologique. Il leur est proposé un traitement approprié qui peut prendre la forme d’un sevrage sous contrôle médical ou d’un traitement de substitution. Le suivi et l’accompagnement psychologique apportent une aide précieuse pour surmonter les difficultés du sevrage. Généralement, ce soutien favorise et renforce les résultats attendus.

Traitements substitutifs

Source :
    Dépendances
    2006 CRAT l

 Substituts nicotiniques

Le tabagisme maternel (actif ou passif) peut être responsable de nombreuses complications avant et pendant la grossesse. En cours de grossesse, toutes les mesures destinées à éviter la poursuite du tabagisme sont justifiées, à l’exception de la prescription de bupropion (Zyban®).

A ce jour, aucun effet malformatif n’est attribué aux substituts nicotiniques au 1er trimestre de la grossesse quelle que soit leur mode d’administration (patchs, gommes, inhaleurs...).

Aucun effet fœtotoxique n’est observé à ce jour chez des femmes utilisant une substitution nicotinique en fin de grossesse sur un effectif de plus de 200 grossesses publiées quelle que soit son mode d’administration (patchs, gommes, inhaleurs...). Les paramètres fœtaux suivants ont été mesurés : rythme cardiaque fœtal, dopplers fœtaux et utérins, test de bien-être fœtal (réactivité foetale, mouvements actifs, mouvements respiratoires, tonus, liquide amniotique...). Le poids de naissance des enfants de mères sous substitution nicotinique semble amélioré par rapport à celui des enfants de mères qui continuent le tabac. Ceci est à confirmer.

En pratique, il est souhaitable d’envisager toutes les mesures destinées à éviter la poursuite du tabagisme maternel. Une prise en charge adaptée doit être entreprise, de préférence avant la conception ou du moins le plus rapidement possible au cours de la grossesse. Si un sevrage n’est pas possible avec une prise en charge spécialisée seule on peut envisager d’y adjoindre une substitution nicotinique quel que soit le terme de la grossesse. Toutes les formes de substitutions sont possibles (patchs, gommes, inhaleurs..). En cours de grossesse cette substitution sera de préférence mise en route et évaluée dans le cadre d’une consultation spécialisée.

 Méthadone
La méthadone est un agoniste des récepteurs centraux opioïdes. Elle est utilisée comme traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés.
Les données publiées chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse sont nombreuses et rassurantes.
Lors de prises prolongées de méthadone jusqu’à l’accouchement, un syndrome de sevrage néonatal est possible. Il survient dans un délai de quelques heures à quelques jours après la naissance. Ce syndrome se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie.
En pratique, le maintien d’un traitement substitutif efficace des pharmacodépendances majeures aux opiacés est une priorité en cours de grossesse.
En prévision d’une grossesse, il n’est pas justifié d’interrompre la méthadone en prévision d’une grossesse. Il est possible d’utiliser la méthadone quel que soit le terme de la grossesse. Les posologies devront parfois être augmentées en cours de grossesse pour maintenir l’efficacité de la substitution. Il faut informer l’équipe de la maternité du traitement de substitution pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né.

 Buprénorphine (Subutex)
La buprénorphine est un agoniste partiel, antagoniste des récepteurs centraux opioïdes. Elle est utilisée comme antalgique de palier 3 (opioïde fort) et comme traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés.
Les données publiées chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse sont nombreuses et rassurantes.
Lors de prises prolongées de buprénorphine jusqu’à l’accouchement, un syndrome de sevrage néonatal est possible. Il survient dans un délai de quelques heures à quelques jours après la naissance. Ce syndrome se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie.
En pratique, le maintien d’un traitement substitutif efficace des pharmacodépendances majeures aux opiacés est une priorité en cours de grossesse. Dans le traitement de substitution aux opiacés, il n’est pas justifié d’interrompre la buprénorphine en prévision d’une grossesse. Dans la prise en charge de la douleur, on préférera la morphine, antalgique de palier 3 mieux connu chez la femme enceinte. Dans le traitement de substitution aux opiacés, il est possible d’utiliser la buprénorphine quel que soit le terme de la grossesse compte tenu des données disponibles et du bénéfice de la substitution. Les posologies devront parfois être augmentées en cours de grossesse pour maintenir l’efficacité de la substitution. Il faut informer l’équipe de la maternité du traitement de substitution pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né.

Adresses régionales utiles


 Accompagnement et Soins des personnes en difficulté avec l'alcool :
Où s'adresser à Rouen et dans l'agglomération
recto    - cliquer ici
verso    - cliquer ici



 Dispositif de prévention et de prise en charge en Haute-Normandie :
- en tabacologie (2004)
  - cliquer ici
- des personnes en difficulté avec l'alcool (2004)
  - cliquer ici
- des usagers de drogues illicites (2003)
  - cliquer ici

Documents à télécharger

Différents documents ont été élaborés par les équipes des maternités de la région et le Comité Régional d'Education pour la Santé (CRES) de Haute-Normandie. Ils sont disponibles dans les Centres Médico-Sociaux (CMS) des Conseils Généraux et dans certaines maternités de la région :

 Affiches :
L'alcool, c'est zéro... (Maternité d'Evreux)
  - cliquer ici
Pendant la grossesse... (Maternité d'Evreux)
  - cliquer ici

Pendant la grossesse... remplacer par
(Maternités du Belvédère, de Pont-Audemer et d'Evreux )
  - cliquer ici                                                          
 

 Dépliants :
L'alcool, c'est zéro (Maternité d'Evreux)
Recto   - cliquer ici  et Verso   - cliquer ici
Un jour maman (Maternité de Pont-Audemer)
Recto   - cliquer ici  et Verso   - cliquer ici



 Fiches : Maternité du Belvédère
L'alcool, un plaisir dont il faut se méfier ?
  - cliquer ici
Le saviez-vous ?
  - cliquer ici
 Alcool et grossesse : Le saviez-vous ?
  - cliquer ici



Pour en savoir plus

 Sites Internet :
Alcool voir page
Tabac voir page
Cannabis voir page
Autres drogues voir page

Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT)
Les drogues
  - cliquer ici

Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES)
Espaces thématiques : Alcool, Drogues, Tabac
  - cliquer ici

Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT)
Recherche thématique
  - cliquer ici

 

Communauté de l'Agglomération Havraise (CODAH)
Vie Pratique > Santé >  Sensibilisation > Alcool et grossesse
  - cliquer ici
Vie Pratique > Santé >  Sensibilisation > Tabac
  - cliquer ici

 Documents :
Réponses aux questions les plus fréquentes sur… LE CANNABIS
2005 ETAT    - cliquer ici
Plan gouvernemental
2004-2008 ETAT    - cliquer ici

 Livres :

Drogues & dépendance : le livre d'information
2006 INPES l  - cliquer ici
Ce livre propose une information accessible à un large public, permettant de mieux connaître cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne, alcool, tabac, produits dopants et médicaments psychoactifs : leurs effets et leurs dangers, les différents comportements de consommation, les données épidémiologiques, les législations en vigueur, comment agir et aider, quelques repères historiques, une sélection d’ouvrages pour aller plus loin, un lexique, les sites internet utiles et les lignes téléphoniques pour être aidé. Il peut être commandé gratuitement en appelant :
Drogues info Service au 0 800 23 13 13.
Site Internet : http://www.drogues-dependance.fr

Halte au Cannabis
2006 Pr Jean Costentin

Ce livre destiné aux adolescents et à leurs parents propose une information sur les risques d'addiction au Cannabis. Le Pr Jean Costentin est membre des académies nationales de médecine et de Pharmacie. Il est professeur à la faculté de médecine et de Pharmacie de Rouen où il dirige une unité de recherche de neuropsycho-pharmacologie.

Moins dangereux que l'alcool ou le tabac, le cannabis ? Moins nocif que les drogues "dures" ? Rien de moins sûr, rien de moins vrai. 850 000 personnes en consomment dans notre pays ; 450 000 de plus de 12 ans en fument chaque jour ; à 18 ans, 70 des jeunes y ont goûté. Or "fumer" n'est pas anodin. Le cannabis n'est pas une drogue douce, c'est une drogue lente qui pénètre l'organisme, agit longtemps à faibles doses et produit des effets d'autant plus destructeurs qu'on est plus jeune. Surtout si l'on sait que les produits diffusés aujourd'hui sont de plus en plus concentrés et toxiques ! Fini le petit "joint" qui fait gentiment "planer", la pandémie est là, vraie menace sur notre jeunesse. Le cannabis passé au scanner, dans ses composants chimiques et quant à ses effets sur l'intellect, la vie affective, le comportement. Pour inciter les parents à la vigilance et convaincre les adolescents !
Prix de vente 21,90 € (Ed. Odile Jacob).

A sal santé !
2005 Dr Maurice Titran - Laure Gratias

Pour une prise de conscience des dangers de l'alcool pendant la grossesse. La consommation d'alcool pendant la grossesse est un véritable problème de santé publique. De nos jours, en France, un enfant sur cent souffre de séquelles liées à cette alcoolisation. Cela représente 7 000 nouveaux cas par an, soit un demi-million de Français. Les conséquences, physiques et mentales, varient selon la gravité de l'atteinte, du trouble léger au handicap lourd, mais elles risquent d'intervenir même en cas de consommation faible, ou occasionnelle. Pourtant, bien que les spécialistes sachent depuis quarante ans qu'alcool et grossesse sont incompatibles, que toute consommation est une prise de risque, les mentalités ont beaucoup de mal à évoluer et cette information n'est toujours pas passée auprès du grand public. Or cette pathologie irréversible est aussi totalement évitable. Une seule solution : une rapide prise de conscience collective.
Prix de vente 17 € (Ed. Albin Michel).

Drogues : savoir plus, risquer moins
2001 CFES l
  - Partie 1 cliquer ici - Partie 2 cliquer ici - Partie 3 cliquer ici
Ce livre propose une information accessible à un large public, permettant de mieux connaître cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne, alcool, tabac, conduites dopantes et médicaments psychoactifs : leurs effets et leurs dangers, les différents comportements de consommation, les données épidémiologiques, les législations en vigueur, comment agir et aider, quelques repères historiques.


 Brochures :
Alcool, savoir plus, risquer moins
2001 CFES l  - cliquer ici
Cannabis, savoir plus, risquer moins
2001 CFES l  - cliquer ici
Cocaïne : savoir plus, risquer moins
2001 CFES l  - cliquer ici
Ecstasy, savoir plus, risquer moins
2001 CFES l  - cliquer ici
Tabac, savoir plus, risquer moins
2001 CFES l  - cliquer ici

 Dossiers de presse :
Alcool et Tabac, consommation zéro pour les femmes enceintes
2002 CFES l  - cliquez ici
Journée mondiale sans tabac 31 mai 2005
2005 INPES l  - cliquer ici
Zéro alcool pendant la grossesse
2006 INPES l  - cliquer ici

 Affiches :
Zéro alcool Zéro tabac
2005 INPES l  - cliquer ici
Il y a la même quantité d'alcool dans ...
2005 INPES l  - cliquer ici

 Dépliants :
Grossesse et tabac
2003 INPES l  - cliquer ici
J'arrête de fumer
2003 INPES l  - cliquer ici
Composition de la fumée de tabac
2005 INPES l  - cliquer ici

Cannabis, ce qu'il faut savoir
2005 INPES l  - cliquer ici
Guide d'aide à l'arrêt du cannabis
2005 INPES l  - cliquer ici

L'alcool pas besoin d'être ivre pour en mourir
2002 CFES l - cliquer ici
Alcool : votre corps se souvient de tout
2004 INPES l  - cliquer ici
Guide pratique pour faire le point sur votre consommation d'alcool
2004 INPES l  - cliquer ici

 

Catherine Lévêque
Coordinatrice des projets

 

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