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Mise à jour le : 15/07/2008
Médicaments et grossesse


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Médicaments psychoactifs
Anxiolytiques et Hypnotiques
Neuroleptiques ou Antipsychotiques
Antidépresseurs
Thymorégulateurs
Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Médicaments contre la douleur
Médicaments contre la migraine
Médicaments contre la toux
Antibiotiques
Pour en savoir plus : Sites Internet

Médicaments psychoactifs

Source :
     Les drogues : Médicaments psychoactifs
     2006 MILDT l

 Un médicament psychoactif, qu’est-ce que c’est ?
Prescrit et utilisé avec discernement, un médicament psychoactif permet d’atténuer ou de faire disparaître une souffrance psychique : anxiété, dépression, maladie maniaco-dépressive, troubles délirants, etc... Un médicament psychoactif est prescrit par un médecin. Après examen, celui-ci établit un diagnostic et s’il l’estime nécessaire, détermine le traitement adapté à votre état de santé.

 Effets des médicaments psychoactifs
Les effets des médicaments psychoactifs diffèrent selon leur composition chimique, les doses administrées et la sensibilité individuelle du patient et la catégorie à laquelle il appartient.
 Les anxiolytiques ou tranquillisants et les hypnotiques ou somnifères :
Les tranquillisants diminuent l’angoisse et les manifestations de l’anxiété.
Les somnifères sont destinés à provoquer et/ou maintenir le sommeil.
Les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines, connue pour le risque de dépendance physique et psychique qu’elle entraîne. Ils sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque à doses massives ou en association à d’autres produits.
 Les neuroleptiques ou antipsychotiques :
Ils relèvent de prescriptions psychiatriques, notamment pour le traitement des psychoses. Ils n’entraînent pas de dépendance.
 Les antidépresseurs :
Ils sont prescrits dans le traitement de la dépression. Ils peuvent entraîner des effets indésirables : perte de vigilance, somnolence, excitation. Ils n’entraînent pas de dépendance physique.
 Les thymorégulateurs :
L’acide valproïque (Dépakine®) est utilisé dans le traitement de l’épilepsie. Le divalproate de sodium (Dépakote®) et le valpromide (Dépamide®) sont utilisés dans les troubles bipolaires et se métabolisent tous les deux en acide valproïque. La carbamazépine est utilisée dans le traitement de l’épilepsie, des troubles bipolaires et de la douleur. Le lithium est le traitement de référence dans les troubles bipolaires.

Anxiolytiques et Hypnotiques

Source :
                                      Quel anxiolytique choisir en cours de grossesse ?
     Quel hyptonique choisir chez une femme enceinte?
     2006 CRAT l

  Etat des connaissance
Il existe deux classes : les benzodiazépines et apparentés et les antihistaminiques H1 sédatifs. Ils ne sont probablement pas tératogènes. Ils exposent à un important risque de syndrome de sevrage à la naissance. Un risque neurodéveloppemental à plus long terme est soupçonné.
 Aspect malformatif :
A ce jour, aucun effet malformatif n’est attribué à l’exposition aux benzodiazépines au cours du 1er trimestre de la grossesse.
Les données sur les femmes enceintes exposées à l’hydroxyzine (antihistaminique H1 sédatif) au 1er trimestre sont nombreuses et rassurantes.
La doxylamine (antihistaminique H1 sédatif) est l’hypnotique le mieux connu en début de grossesse. Pour les autres hypnotiques, les données actuelles chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse sont peu nombreuses mais aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
 Aspect fœtal :
Une diminution des mouvements actifs fœtaux et/ou de la variabilité du rythme cardiaque fœtal a parfois été observée lors de prises d’une benzodiazépine aux 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse, en particulier à fortes doses. Ces signes sont réversibles à l’arrêt ou à la diminution du traitement.
 Aspect néonatal :
Les benzodiazépines utilisées jusqu’à l’accouchement peuvent être responsables chez le nouveau-né de différents types d’évènements transitoires. Des signes d’imprégnation tels qu’une hypotonie axiale et des troubles de la succion entraînant une mauvaise prise de poids, peuvent survenir, même à faibles doses. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer de 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de la benzodiazépine. Dans les situations exceptionnelles où des doses très élevées de benzodiazépines sont utilisées juste avant l’accouchement, une dépression respiratoire ou des apnées ainsi qu’une hypothermie peuvent également apparaître chez le nouveau-né. Un syndrome de sevrage néonatal est possible lors de traitements chroniques, même à faibles doses, poursuivis jusqu’à l’accouchement ou arrêtés brutalement quelques jours avant. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations néonatales, survenant à distance de l’accouchement. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination du médicament. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important. L’administration d’hydroxyzine à forte posologie jusqu’à l’accouchement est susceptible d’entraîner des effets sédatifs chez le nouveau-né. Pour la doxylamine : en théorie, des effets sédatifs pourraient apparaître chez les nouveau-nés de mères traitées jusqu’à l’accouchement, mais ceci n’a pas été rapporté à ce jour.

  En pratique
Pour les anxiolytiques, quel que soit le terme de la grossesse, l’oxazépam (Seresta®) ou l’hydroxyzine (Atarax®) seront utilisés de préférence. En cas d’inefficacité des options précédentes, une autre benzodiazépine pourra être prescrite : bromazépam, alprazolam, diazépam, lorazépam, prazépam, nordazépam, diazépam, clorazépate ou clobazam. La dose efficace la plus faible possible sera choisie. Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonataux transitoires devra être pris en compte lors de l’examen du nouveau-né.
Pour les hypnotiques, les spécialités contenant plusieurs principes actifs seront évitées.  Le traitement hypnotique doit être aussi bref que possible. La doxylamine (Donormyl®), l’hypnotique le mieux connu en cours de grossesse, sera prescrit de préférence. En cas d’inefficacité de la doxylamine, le nitrazépan (Mogadon®), l’oxazépam (Seresta®) ou l’hydroxyzine (Atarax®) pourront être prescrits. Si les options précédentes sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle de molécules apparentées aux benzodiazépines, comme le zolpidem (Stilnox®) ou le zopiclone (Imovane®) pourra être envisageable. Si le traitement (quelqu’il soit) est pris juste avant l’accouchement, il faut en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né.

Neuroleptiques ou Antipsychotiques

Source :
 Quels neuroleptiques/antipsychotiques utiliser en cours de grossesse ?
 2006 CRAT l

Si le traitement par un neuroleptique/antipsychotique est nécessaire, certains d’entre eux peuvent être utilisés. Les molécules les mieux connues en cours de grossesse sont les suivantes :
 Chlorpromazine (Largactil®).
 Halopéridol (Haldol®).
Si ces molécules ne sont pas adaptées (efficacité moindre, mauvaise tolérance, mauvaise observance), d'autres neuroleptiques peuvent être prescrits.

  Etat des connaissance
Le risque tératogène est faible. Un syndrome de sevrage à la naissance est fréquent. Le risque neurodéveloppemental fait l'objet d'études.
 Aspect malformatif :
L’halopéridol et la chlorpromazine sont les mieux connus chez la femme enceinte. En effet, les données chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse sont rassurantes (les publications sont nombreuses et le recul est important).
 Aspect néonatal :
Chez les nouveau-nés de mères traitées par de l’halopéridol ou de la chlorpromazine jusqu’à l’accouchement, en particulier à fortes doses, des symptômes peuvent parfois apparaître dans les premiers jours de vie. Il s’agit principalement de trémulations, d’une hypertonie, de troubles respiratoires et d’une distension abdominale.

  En pratique
En prévision d’une grossesse, il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter la chlorpromazine, ni l’halopéridol. Il est possible de les utiliser à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse. Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, il faut en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né.

Antidépresseurs

Source :
     Quel antidépresseur choisir en cours de grossesse ?
     2006 CRAT l

  Etat des connaissance
Ils ne sont vraisemblablement pas tératogènes. Ils peuvent donner un syndrome de sevrage à la naissance.
 Aspect malformatif :
Les données sur les femmes enceintes exposées aux antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine comme par exemple, la fluoxétine, la sertraline, l’escitalopram et le citalopram, au 1er trimestre sont très nombreuses et rassurantes.
La clomipramine, l’amitriptyline et l’imipramine sont les antidépresseurs imipraminiques les mieux connus chez la femme enceinte. En effet, bien que les données publiées chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse soient peu nombreuses, le recul est important et aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
 Aspect néonatal :
Chez les nouveau-nés de mères traitées jusqu’à l’accouchement par un antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, des symptômes néonataux, le plus souvent transitoires, peu sévères et de courte durée, peuvent parfois apparaître dans les premiers jours de vie. Il s’agit principalement d’une hyperexcitabilité et de troubles du tonus. Ces signes traduisent soit une imprégnation du nouveau-né, soit un syndrome de sevrage. Ce dernier semble favorisé par un arrêt brutal du traitement maternel avant l’accouchement.
Lors d’utilisations d'antidépresseurs imipraminiques à fortes doses jusqu’à l’accouchement, des symptômes néonataux, le plus souvent transitoires et peu sévères, peuvent parfois apparaître dans les premiers jours de vie. Il s’agit principalement d’une détresse respiratoire, d’une hyperexcitabilité, de troubles du tonus, d’un ralentissement du transit et/ou d’une sédation du nouveau-né. Ces signes traduisent soit une imprégnation du nouveau-né, soit un syndrome de sevrage. Ce dernier semble favorisé par un arrêt brutal du traitement maternel avant l’accouchement.

  En pratique
Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont les mieux connus en cours de grossesse. Ils seront prescrits de préférence, quel que soit le terme de la grossesse : fluoxétine (Prozac®), sertraline (Zoloft®), citalopram (Seropram®) ou escitalopram (Seroplex®). En cas d’allaitement, la sertraline (Zoloft®) sera prescrit de préférence.
Si les antidépresseurs tricycliques présentent un avantage thérapeutique, seront prescrits si possible la clomipramine (Anafranil®), l’amitriptyline (Laroxyl®) ou l’imipramine (Tofranil®). Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonataux transitoires devra être prise en compte lors de l’examen du nouveau-né.

Thymorégulateurs

Source :
     Acide valproïque - Carbamazépine - Lithium
     2006 CRAT l

  Etat des connaissance
Ils sont tous plus ou moins tératogènes.
 Aspect malformatif :
L’acide valproïque multiplie par 3 ou 4 la fréquence de base des malformations (qui est de 2 à 3% dans la population générale), entraînant un syndrome polymalformatif dans 9 à 12 % des cas. Les malformations les plus souvent rencontrées sont des anomalies de fermeture du tube neural dans 2 à 3 % des cas (0,1% dans la population générale), des dysmorphies faciales, des fentes labiales et/ou palatines, des craniosténoses, des malformations cardiaques, rénales, urogénitales et des malformations de membres. Des posologies supérieures à 1000 mg/jour et l’association à d’autres anticonvulsivants sont des facteurs de risque importants dans l’apparition de ces malformations. Quelques études retrouvent des troubles du développement psychomoteur ou du comportement, mais ces résultats doivent encore être confirmés. Si les périodes de mise en place du tube neural et du cœur sont identifiées, respectivement le premier et les deux premiers mois de grossesse, on ne peut déterminer avec précision de période à risque pour l’ensemble tableau malformatif. Aucune étude n’a montré l’efficacité de l’acide folique dans la prévention des anomalies de fermeture du tube neural induites par l’acide valproïque. Cependant compte tenu de son efficacité dans d’autres populations à risque et de son innocuité, il peut être proposé, à raison de 5 mg/jour, un mois avant le début de la grossesse et deux mois après. En aucun cas cette supplémentation ne dispense du dépistage anténatal des anomalies de fermeture du tube neural.
La carbamazépine multiplie par 2 la fréquence de base des malformations (qui est de 2 à 3 % dans la population générale), entraînant un syndrome polymalformatif dans 4 à 6 % des cas. Les malformations les plus souvent rencontrées sont : des anomalies de fermeture du tube neural dans 1% des cas (0,1% dans la population générale), des fentes labiales et/ou palatines, des malformations cardiaques, des malformations de membres et des organes génitaux externes (hypospadias). Aucune étude n’a montré l’efficacité de l’acide folique dans la prévention des anomalies de fermeture du tube neural induites par la carbamazépine. Cependant compte tenu de son efficacité dans d’autres populations à risque et de son innocuité, elle peut être proposée, à raison de 5 mg/jour, un mois avant le début de la grossesse et deux mois après. En aucun cas cette supplémentation ne dispense du dépistage anténatal des anomalies de fermeture du tube neural.
Le lithium est responsable de malformations touchant essentiellement la sphère cardiaque. Le dépistage anténatal est possible par échographie cardiaque fœtale. Les données existantes ne permettent pas de chiffrer de façon satisfaisante cette augmentation des cardiopathies qui est certainement inférieure à 7% (leur fréquence de base est de 0,5 à 1% dans la population générale). Entre autres cardiopathies, la maladie d’Ebstein est sur-représentée (environ 1% contre 1/20.000 dans la population générale). Chez l’embryon humain, le cœur se met en place entre 5 et 9 SA (21ème à 50ème jour post-conception).
 Aspect néonatal :
Chez des nouveau-nés de mères traitées avec de l’acide valproïque jusqu’à l’accouchement, des thrombopénies et une diminution du fibrinogène ont été décrites dans quelques cas et des hypoglycémies ont été signalées dans la première semaine de vie.
L’effet inducteur enzymatique de la carbamazépine peut-être responsable de troubles de la coagulation chez le nouveau-né (hémorragie néonatale précoce). Ces troubles peuvent être prévenus par l’administration de vitamine K chez le nouveau-né en salle de travail à posologie d’enfant à risque (0,5 à 1 ml IM ou IV lente), voire chez la mère en fin de grossesse (10 mg/jour per os pendant les 15 derniers jours de grossesse).
Chez les nouveau-nés de mères traitées en fin de grossesse avec du lithium, des effets indésirables réversibles sont parfois décrits. Il s’agit essentiellement de troubles du rythme cardiaque, d’insuffisance cardiaque, d’hypotonie et d’atteintes de la fonction thyroïdienne. Ces effets sont régressifs en quelques jours.

  En pratique
L’acide valproïque (Dépakine®), le divalproate de sodium (Dépakote®) et le valpromide (Dépamide®) sont déconseillés tout au long de la grossesse et chez la femme en âge de procréer sans contraception efficace. En prévision d’une grossesse, si possible, arrêter l’acide valproïque avec l’accord du prescripteur avant la conception. Si après avis du prescripteur l’acide valproïque est indispensable et qu’il n’existe aucune alternative thérapeutique, la poursuite du traitement est possible sous réserve : du maintien si possible de posologies inférieures à 1000 mg/jour, éventuellement d’une prescription d’acide folique pré- et post- conceptionnelle et d’une surveillance adaptée en cours de grossesse. En cas d’exposition à l’acide valproïque pendant le 1er trimestre, un dépistage prénatal ciblé sur les malformations décrites sera prévu. Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, il faut en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter la surveillance maternelle (fibrinogène et plaquettes) et l’accueil du nouveau-né (fibrinogène, plaquettes et glycémie).
Un traitement par carbamazépine ne contre-indique pas une grossesse mais certaines précautions sont à prendre. En prévision d’une grossesse, si possible, arrêter la carbamazépine avec l’accord du prescripteur avant la conception. Si après avis du prescripteur, l’interruption de la carbamazépine est difficile, la poursuite du traitement est possible sous réserve d’une surveillance adaptée et éventuellement d’une prescription d’acide folique pré- et post-conceptionnelle (5 mg/jour pendant les deux premiers mois de grossesse). Si la carbamazépine doit être débutée pendant le 1er trimestre, un dépistage prénatal ciblé sur les malformations décrites sera prévu. Dès la fin du 1er trimestre de grossesse, la carbamazépine peut être (ré)introduite puisque l’organogenèse (période à risque pour les malformations) est terminée. Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, il faut en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter la prise en charge maternelle et l’accueil du nouveau-né. Les troubles de la coagulation néonatale seront prévenus par l’administration de vitamine K chez le nouveau-né en salle de travail à posologie d’enfant à risque (0,5 à 1 ml IM ou IV lente), voire chez la mère en fin de grossesse (10 mg/jour per os pendant les 15 derniers jours de grossesse).
Un traitement par lithium ne contre-indique pas une grossesse mais certaines précautions sont à prendre. En prévision d’une grossesse, si possible, arrêter le lithium avec l’accord du prescripteur de la conception jusqu’à la fin de l’organogenèse cardiaque (50ème jour post-conception) pour éviter une éventuelle malformation cardiaque. Si après avis du prescripteur, l’interruption du lithium pendant cette période est difficile, la poursuite du traitement est possible sous réserve d’une surveillance adaptée. Si le lithium doit être introduit pendant la période à risque de malformation cardiaque (J21 à J50 post-conception), le dépistage d’une malformation cardiaque est possible et se base sur l’échographie cardiaque fœtale à partir de 22-24 SA . Dès la fin de l’organogenèse cardiaque (J50 post-conception) le lithium peut être (ré)introduit puisque la période à risque pour les malformations cardiaques est passée. La surveillance des lithiémies maternelles devra être accrue, surtout en fin de grossesse. Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, il faut en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Source :

     Je suis enceinte : ce qu'il faut savoir des AINS l
     2004 AFSSAPS l

 Dès le début du 6ème mois de grossesse (autrement dit après la date de 5ème mois révolus) vous ne devez jamais utiliser un Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien (AINS), même de manière ponctuelle.

 Quels sont les médicaments concernés par cette information ?
Tous les AINS sont concernés par cette information, c’est-à-dire :
l AINS classiques.
  Aspirine à partir de 500 mg / jour.
  Inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 (COX-2).
Attention, certains médicaments courants ne s'appellent pas "aspirine", mais peuvent en contenir, associée ou non à d'autres substances. Lisez attentivement les notices et au moindre doute sur la nature et l'utilisation d'un médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
L'ensemble de ces AINS représentent une vaste classe de médicaments ayant tous le même mode d'action.
Voir dans la page le paragraphe Liste des AINS.

 Dans quels cas un AINS pourrait m'être prescrit ?
Les AINS sont utilisés dans un grand nombre d’affections, pour soulager et/ou traiter :
 Fièvre.
 Rhumatismes, les douleurs articulaires, les douleurs lombaires.
 Traumatismes musculaires.
 Douleurs et inflammations du nez, de la gorge et des oreilles.
 Douleurs et inflammations dentaires.
 Douleurs et inflammations hémorroïdaires.
 Douleurs gynécologiques.
 Maux de tête, les migraines.
  … et dans bien d'autres cas.
Si vous êtes dans l'un ou l'autre de ces cas pendant votre grossesse, ne prenez jamais un médicament sans en avoir parlé à votre médecin ou à votre pharmacien.

 Les AINS sont-ils disponibles uniquement sur ordonnance ?
Non, il existe des AINS , couramment utilisés pour traiter des douleurs d'origines diverses et la fièvre, qui sont en vente libre dans les pharmacies. C'est le cas de l'aspirine (la plupart des médicaments qui en contiennent sont disponibles sans ordonnance) et de certains médicaments contenant  :
 Kétoprofène (exemple : Toprec).
 Ibuprofène (exemples : Advil, Algifène, Anadvil, Anadvil rhume, Antarène, Cliptol, Doctril, Ergix douleur et fièvre, Expanfen, Gélufène, Hémagène Tailleur, Ibualgic, Ibuprofène, Ibutop, Intralgis, Nureflex, Nurofen, Rhinadvil, Rhinathiol rhume, Rhinureflex, Solufen, Spedifen, Syntofène, Tiburon, Upfen, Vicks Rhume).
Faites également attention aux AINS qui sont disponibles sous forme de collyre, pommade, crème ou gel pour application locale. Bien que les doses employées soient généralement plus faibles, ces médicaments doivent faire l'objet des mêmes précautions d'emploi que les autres AINS . Lisez attentivement les notices des médicaments contenus dans votre armoire à pharmacie et en cas de doute parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute utilisation.

 Quels sont les risques pour mon bébé avec cette famille de médicament ?
C’est l’action de ces médicaments sur les prostaglandines qui est responsable des effets sur le fœtus ou le nouveau-né. Ces effets concernent le :
 Cœur avec risque d’insuffisance cardiaque.
 Rein avec risque d’insuffisance rénale.
et peuvent entraîner le décès du bébé avant ou après la naissance.

 Ces effets surviennent-ils quel que soit le moment de la grossesse / quelle que soit la dose ?
Non, ce risque apparaît à partir du début du 6ème mois de grossesse. Le risque de survenue de ces effets est alors d’autant plus important que la prise est proche de la date prévue pour l’accouchement, même s’il s’agit d’une prise très ponctuelle. Que dois-je faire si j'ai pris un AINS alors que j'ai commencé mon 6ème mois de grossesse ?
 Il faut que vous arrêtiez immédiatement de prendre le médicament concerné.
 Même si vous n'avez pris le médicament qu'une seule fois, prévenez et consultez très rapidement votre gynécologue ou votre médecin traitant car lui seul peut juger de la conduite à tenir.
Dans des situations très particulières et très rares, il peut arriver que votre gynécologue, votre cardiologue ou votre médecin traitant vous prescrive ce type de médicament. Dans ce cas, respectez strictement l’ordonnance (traitement et surveillance) de votre médecin.

 Je suis enceinte de moins de 5 mois et je n'ai pas commencé mon 6ème mois de grossesse : y a-t-il un risque pour le bébé si j'ai pris l'un de ces médicaments ?
 Avant 12 SA (2 mois de grossesse révolus) : il n’y a pas de risque que ces effets soient observés. Il faut cependant se reporter à la notice du médicament que vous avez pris/ prenez.
 Entre 12 et 24 SA (entre 2 mois et 5 mois de grossesse révolus) : un traitement ponctuel semble sans conséquence néfaste. En revanche, il est déconseillé de prendre un AINS au long cours.
Toutefois, si vous êtes amenée à utiliser ce type de médicament, il est préférable d'en parler auparavant avec votre gynécologue, votre médecin traitant ou votre pharmacien, qui sont à même de tenir compte de :
 Type d' AINS .
 Dose prescrite.
 Durée de traitement.
Ils peuvent également vous proposer d’autres types de médicaments afin de soulager vos symptômes.

 Mais dans tous les cas vous ne devrez plus prendre d' AINS après la fin du 5ème mois de grossesse.

 Liste des AINS
La liste ci-dessous est donnée à titre indicatif (les médicaments signalés d'un astérisque* peuvent être commercialisés sous différents noms de marque) et concerne les médicaments commercialisés au 15 décembre 2003 ; en cas de doute sur la composition d'un médicament plus ancien, qui aurait, par exemple, été conservé dans votre armoire à pharmacie, demandez conseil à votre pharmacien.

AINS = Anti-inflammatoires non stéroïdiens
COX-2 = Cyclo-oxygénase 2

Nom commercial Type de médicament Nom commercial   Type de médicament
ACIDE ACETYLSALICYLIQUE*

Aspirine

INDOBIOTIC

l AINS classique

ACIDE TIAPROFENIQUE*

AINS classique

INDOCID

l AINS classique

ACTRON

Aspirine

INDOCOLLYRE

l AINS classique

ACULAR

AINS classique

INFLACED

l AINS classique

ADVIL

AINS classique

INTRALGIS

l AINS classique

AFEBRYL

Aspirine

KARDEGIC

  Aspirine

ALEVE AINS classique

KETOPROFENE*

l AINS classique

ALGIFENE

AINS classique

KETUM

l AINS classique

ALGO-NEVRITON

Aspirine

LODINE

l AINS classique

ALKA-SELTZER

Aspirine

METASPIRINE

  Aspirine

ANADVIL

AINS classique

MIGPRIV

  Aspirine

ANTADYS

AINS classique

MINALFENE

l AINS classique

ANTARENE

AINS classique

MOBIC

l AINS classique

ANTIGRIPPINE A L'ASPIRINE

Aspirine

NABUCOX

l AINS classique

APRANAX

AINS classique

NALGESIC

l AINS classique

ARTHROCINE

AINS classique

NAPROSYNE

l AINS classique

ARTOTEC

AINS classique

NAPROXENE*

l AINS classique

ASPEGIC

Aspirine

NEXEN

l AINS classique

ASPIRINE*

Aspirine

NOVACETOL

  Aspirine

ASPIRISUCRE

Aspirine

NIFLUGEL

l AINS classique

ASPRO

Aspirine

NIFLURIL

l AINS classique

ASPROACCEL

Aspirine

NUREFLEX

l AINS classique

BIPROFENID

AINS classique

NUROFEN

l AINS classique

BREXIN

AINS classique

OCUFEN

l AINS classique

BRUFEN

AINS classique

OLCAM

l AINS classique

BUTAZOLIDINE

AINS classique

OPALGYNE

l AINS classique

CALMADERM

AINS classique

PARFENAC

l AINS classique

CARDIOSOLUPSAN

Aspirine

PIROXICAM*

l AINS classique

CATALGINE

Aspirine

POLYPIRINE

  Aspirine

CEBUTID

AINS classique

PONSTYL

l AINS classique

CEFAPYRINE

Aspirine

PROFENID

l AINS classique

CELEBREX

Inhibiteur de la COX-2

PROXALYOC

l AINS classique

CEPHALGAN

Aspirine

RHINADVIL

l AINS classique

CEPHYL

Aspirine

RHINATHIOL RHUME

l AINS classique

CHRONO INDOCID

AINS classique

RHINUREFLEX

l AINS classique

CLARAGINE

Aspirine

RUMICINE

  Aspirine

CLIPTOL

AINS classique

SALIPRAN

  Aspirine

CYCLADOL

AINS classique

SEDASPIR

  Aspirine

DETOXALGINE

Aspirine

SOLARAZE

l AINS classique

DEXTRARINE PHENYLBUTAZONE

AINS classique

SOLUFEN

l AINS classique

DICLOFENAC*

AINS classique

SOLUPSAN

  Aspirine

DOCTRIL

AINS classique

SPEDIFEN

l AINS classique

DOLCIDIUM

AINS classique

SURGAM

l AINS classique

DOLGIT

AINS classique

SYNTOFENE

l AINS classique

DOLODERM

AINS classique

TIBURON

l AINS classique

ERGIX DOULEUR ET FIEVRE

AINS classique

TILCOTIL

l AINS classique

EXPANFEN

AINS classique

TOPFENA

l AINS classique

FELDENE

AINS classique

TOPREC

l AINS classique

FLANID

AINS classique

UPFEN

l AINS classique

FLECTOR

AINS classique

VEGADEINE

  Aspirine

FLEXIROX

AINS classique

VICKS RHUME

l AINS classique

FLUNIR

AINS classique

VIOXX

  Inhibiteur COX-2 l

GELDENE

AINS classique

VOLDAL

l AINS classique

GELUFEN

AINS classique

VOLTAMICINE

l AINS classique

HEMAGENE TAILLEUR

AINS classique

VOLTARENE

l AINS classique

IBUALGIC

AINS classique

XENID

l AINS classique

IBUPROFENE*

AINS classique

ZOFORA

l AINS classique

IBUTOP

AINS classique

-   -

Médicaments contre la douleur

Source :
     Quel antalgique choisir pendant la grossesse ?
     2006 CRAT l

En fonction de l’intensité de la douleur et de son étiologie, comme on le fait en dehors de la grossesse, un antalgique de palier 1, 2 ou 3 sera prescrit. Rappelons qu’en cas d’exploration d’une douleur, aucun examen d’imagerie médicale standard n’est contre-indiqué durant la grossesse, quelqu’en soit le terme.

  Etat des connaissance
 Antalgiques non opiacés (palier 1) :
Paracétamol : La littérature rapporte plusieurs milliers de femmes traitées en début de grossesse sans augmentation du risque malformatif par rapport à la population générale. Aucune foetotoxicité n’est signalée.
Aspirine : les données sur l’exposition en début de grossesse sont très nombreuses, sans qu’aucun élément inquiétant ne soit retenu. L’aspirine à doses fortes (≥500 mg/jour) est contre-indiquée à partir de la 24ème SA (6ème mois de grossesse) en raison d’un risque de toxicité fœtale cardiaque et rénale qui peut être fatale.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : peu de données sont disponibles concernant l’exposition en début de grossesse pour chaque AINS pris individuellement. Cependant, globalement, cette famille ne soulève pas d’inquiétude sur le plan malformatif. Les AINS en début de grossesse ont par ailleurs été associés à un risque accru de fausse couche. En raison de leur toxicité fœtale cardiaque et rénale, parfois irréversible voire fatale, tous les AINS , y compris les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 (COX-2), sont contre-indiqués à partir de la 24ème SA (début du 6ème mois de grossesse).
Floctafénine (Idarac®) et Néfopam (Acupan®) sont à éviter en raison de l’absence de données mais ne justifient pas d’inquiétude particulière en cas de prise en début de grossesse.
 Antalgiques opioïdes faibles (palier 2) :
Dextropropoxyphène : les données chez les femmes exposées en début de grossesse sont nombreuses et rassurantes.
Codéïne : les données chez les femmes exposées en début de grossesse sont nombreuses et rassurantes. La possibilité d’une faible augmentation des malformations cardiaques a été soulevée par quelques études anciennes mais elle n’a pas été confirmée à ce jour.
Tramadol (Contramal®) : Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes exposées au 1er trimestre de grossesse, mais aucun élément inquiétant n’a été signalé à ce jour.
Les opioïdes faibles utilisés jusqu’à l’accouchement à doses suprathérapeutiques peuvent être responsables d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
 Antalgiques opioïdes mixtes (palier 3) :
La buprénorphine (Temgesic®) est utilisée aussi comme traitement de substitution chez les toxicomanes aux opiacés (Subutex®). Sur plusieurs centaines de grossesses exposées au premier trimestre dans le cadre d’une substitution, aucune augmentation des malformations par rapport à la population générale n’est observée. Toujours dans ce contexte, un syndrome de sevrage néonatal est possible.
 Antalgiques morphiniques (palier 3) :
La morphine est un opiacé pur, utilisé depuis très longtemps et pour lequel aucune augmentation des malformations par rapport à la population générale n’a été observée sur plusieurs centaines de grossesses exposées au premier trimestre. Il s’agit de l’antalgique de palier 3 de référence chez la femme enceinte. Cependant, comme avec tous les opiacés, un syndrome de sevrage néonatal est possible en cas d’utilisation chronique en fin de grossesse ainsi qu’un risque de détresse respiratoire du nouveau-né en cas d’utilisation au cours du travail.

  En pratique
 Antalgiques non opiacés (palier 1) :
Le paracétamol sera prescrit de préférence, quel que soit le terme de la grossesse. La plupart des AINS et l’aspirine à doses fortes (≥500 mg/jour) peuvent être utilisés ponctuellement pendant les trois premiers mois de grossesse. Tous les AINS et l’aspirine à doses fortes (≥500 mg/jour) sont formellement contre-indiqués à partir de la 24ème SA (6ème mois de grossesse).
 Antalgiques opioïdes faibles (palier 2) :
Le dextropropoxyphène (Di-antalvic®) ou la codéïne (Codoliprane®) seront prescrits de préférence, quel que soit le terme de la grossesse.
 Antalgiques opioïdes mixtes ou Antalgiques morphiniques (palier 3) :
La morphine sera prescrit de préférence, quel que soit le terme de la grossesse.

Médicaments contre la migraine

Source :
     Traitement de la migraine chez la femme enceinte
     2006 CRAT l

Le plus souvent, la migraine s’améliore en cours de grossesse.

 Traitement de la crise
L’utilisation ponctuelle ou chronique de tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et de l’aspirine à doses ≥ 500 mg/jour est formellement contre-indiquée à partir du début de la 24ème SA (6ème mois de grossesse). On évitera si possible les AINS , même ponctuellement, avant 24 SA . Pourront être prescrits :
 Antalgiques de palier 1 :
Le paracétamol peut être utilisé quel que soit le terme de la grossesse.
L’aspirine ≥ 500 mg/jour peut être utilisée ponctuellement avant 24 SA .
 En cas d’inefficacité des antalgiques de palier 1 :
Les antalgiques de palier 2 : le dextropropoxyphène (Di-antalvic®), la codéïne (Codoliprane®) ou le sumatriptan (Imigrane®) pourront être prescrits, quel que soit le terme de la grossesse.
 En cas d’inefficacité des options précédentes :
L’utilisation d’un autre triptan pourra être envisagée quel que soit le terme de la grossesse.
 Si un traitement de la nausée et des vomissements est nécessaire :
 La doxylamine (Donormyl®) sera prescrite de préférence.

 Traitement de fond
L’amitriptyline (Laroxyl®) ou le propranolol (Avlocardyl®) seront prescrits de préférence. La flunarizine (Sibélium®) et le méthysergide (Désernil®) seront évités en raison de leurs effets indésirables. En cas d’inefficacité ou d’intolérance de l’amitriptyline et du propranolol, l’utilisation en cours de grossesse des autres traitements de fond de la migraine sera évaluée au cas par cas.

Médicaments contre la toux

Source :
     Quel antitussif choisir chez la femme enceinte ?
     2006 CRAT l

Il existe plusieurs classes d’antitussifs, essentiellement les opioïdes légers, les antihistaminiques anticholinergiques et les médicaments à base de plantes.

 Etat des connaissances
 Aspect malformatif :
Les données chez les femmes enceintes exposées au 1er trimestre à la codéïne ou au dextrométhorphane (opioïdes légers) sont nombreuses et rassurantes. La possibilité d’une faible augmentation des malformations cardiaques avec la codéïne a été soulevée par quelques études anciennes mais elle n’a pas été confirmée à ce jour.
Les données publiées chez les femmes enceintes exposées aux antihistaminiques au 1er trimestre sont d’importance très variable en fonction des molécules mais, à ce jour, aucun effet malformatif ne leur est attribué.
Les spécialités contenant des plantes sont peu évaluées chez la femme enceinte et dépourvues, le plus souvent, d’études chez l’animal.
 Aspect néonatal :
Les antitussifs antihistaminiques anticholinergiques, en particulier à l’approche de l’accouchement, sont susceptibles d’entrainer des effets sédatifs et atropiniques chez le nouveau-né.
Les opioïdes légers utilisés jusqu’à l’accouchement à doses suprathérapeutiques peuvent être responsables d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Il se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie, survenant à distance de la naissance. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination du médicament. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.

 En pratique
Le dextrométhorphane (Tussidane®) ou la codéïne (Néocodion®), opioïdes légers, sont les antitussifs les mieux connus chez la femme enceinte. Ils peuvent être prescrits quel que soit le terme de la grossesse dans le respect des posologies. Les spécialités ne contenant qu’un seul principe actif seront préférés. Les antitussifs antihistaminiques anticholinergiques et les spécialités contenant des plantes seront évités.

Antibiotiques

Source :
    Quel antibiotique utiliser chez la femme enceinte ?
  
  2006 CRAT l

Les spécialités mentionnées ne le sont qu’à titre indicatif parmi toutes celles existant sur le marché. Les spécialités équivalentes ou les génériques peuvent également être utilisés.

 Antibiotiques urinaires
Un examen cytobactériologique des urines sera réalisé si possible juste avant la mise sous traitement. En attendant les résultats de l’antibiogramme, le pivmecillinam (Selexid®), la nitrofurantoïne (Furadantine®) ou l’amoxicilline-acide clavulanique (Augmentin®) pourront être prescrits quel que soit le terme de la grossesse. En effet, ce sont les antibiotiques à visée urinaire les mieux connus chez la femme enceinte.
Si ces antibiotiques ne sont pas adaptées aux résultats de l’antibiogramme, la fosfomycine (Monuril®), la norfloxacine (Noroxine®) ou la ciprofloxacine (Ciflox®) pourront être prescrits quel que soit le terme de la grossesse. On pourra également avoir recours au cotrimoxazole (Bactrim®) au-delà du 1er trimestre de la grossesse.

 Céphalosporines
 Céphalosporines de 1ère génération :
Voie orale : céfalexine (Keforal®), céfaclor (Alfatil®) ou céfadroxil (Oracéfal®) quel que soit le terme de la grossesse. Si ces molécules ne sont pas adaptées (efficacité moindre, mauvaise tolérance, mauvaise observance), d'autres molécules pourront être prescrites : céfradine (Kelsef®) ou céfatrizine (Céfaperos®).
Voie injectable : céfalotine, céfapirine (Céfaloject®), céfazoline (Céfacidal®) en particulier au delà du 1er trimestre.
 Céphalosporines de 2ème génération :
Le céfuroxime (Zinnat®) sera prescrit de préférence quel que soit le terme de la grossesse. Si cette molécule n’est pas adaptée (efficacité moindre, mauvaise tolérance, mauvaise observance), d'autres molécules pourront être prescrites : céfoxitine (Mefoxin®) ou céfamandole.
 Céphalosporines de 3ème génération :
Voie orale : céfixime (Oroken®), céfotiam (Taketiam®) ou cefpodoxime (Orelox®) quel que soit le terme de la grossesse si elles présentent un réel avantage.
Voie injectable : Cefotaxime (Claforan®), Ceftriaxone (Rocéphine®), Ceftazidime (Fortum®) quel que soit le terme de la grossesse et en raison de leur intérêt thérapeutique. Si ces molécules ne sont pas adaptées (efficacité moindre, mauvaise tolérance), d'autres céphalosporines pourront être prescrites : cefpirome (Cefrom®), cefsulodine (Pyocéfal®), céfépime (Axepim®).

 Fluoroquinolones non urinaires
En dehors de l’infection urinaire basse, l’utilisation de la ciprofloxacine (Ciflox®) est possible quel que soit le terme de la grossesse. Si cette option n’est pas adaptée, l’ofloxacine (Oflocet®) ou la lévofloxacine (Tavanic®) peuvent être utilisées quel que soit le terme de la grossesse. Si la moxifloxacine (Izilox®) ou la péfloxacine (Péflacine®) présentent un réel avantage par rapport à ces options, leur utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.

Pour en savoir plus

 Sites Internet :

Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie(MILDT)
Les drogues > Les comportements d’usage
  - cliquer ici

Institut UPSA de la Douleur (IUD)
Douleur et grossesse
  - cliquer ici

 

Catherine Lévêque
Coordinatrice des projets

 

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