INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE (IVG)

Numéro vert « Sexualités – Contraception – IVG »

Ce numéro est gratuit et accessible en métropole et dans les DOM. Ce sont des professionnels qui répondront à toutes vos questions sur « Sexualités, Contraception, IVG ». Ils disposent d’informations sur les coordonnées des établissements de santé pratiquant les IVG, leurs disponibilités et les méthodes pratiquées par ces centres. Il est ouvert le lundi de 09h00 à 22h00 et du mardi au samedi de 09h00 à 20h00. En dehors de ces plages horaires, le site Internet « www.choisirsacontraception.fr » est disponible et peut répondre à vos questions en cas de rapports sexuels non ou mal protégés. cliquer ici

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Permanence téléphonique régionale

02 35 73 74 88

La permanence téléphonique régionale est gérée par le centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). Elle répond à vos questions sur l’IVG et la contraception dans votre région (départements 27 et 76) de 09h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 du lundi au vendredi.

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)


A qui s’adresser ?

Les professionnels qui prendront en charge votre IVG en fonction du terme et du choix de la méthode exercent dans différents lieux :

  • en libéral,
  • dans les établissements de santé (hôpital / clinique),
  • dans les centres périnatals de proximité (CPP),
  • dans les centres médico-sociaux (CMS) de la protection maternelle et infantile (PMI),
  • dans les établissements d’information, de consultation et de conseil familial (EICCF) qui ont parmi leurs missions d’écouter, informer et orienter les personnes sur leurs interrogations liées à l’IVG et les méthodes contraceptives. Ils réalisent des entretiens préalables à l’IVG,
  • dans les centres de planification ou d’éducation familiale (CPEF) qui assurent des entretiens préalables à l’IVG et des entretiens relatifs à la régulation des naissances dans les suites d’une IVG. Certains centres peuvent aussi réaliser des IVG par méthode médicamenteuse (jusqu’à 5 semaines de grossesse).

Annuaires : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)

Annuaire (27 et 76)

CPEF et EICCF (27 et 76)

Annuaire (14, 50 et 61)

Annuaire national « IVG Les adresses »

Source : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)


Toutes les questions que vous pourriez vous poser ?

Toute femme enceinte, qu’elle soit majeure ou mineure, ne souhaitant pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin (médecin généraliste, gynécologue médical, gynécologue-obstétricien) ou une sage-femme l’interruption de celle-ci.

Si vous êtes mineure, vous devez demander cette intervention vous-même, en dehors de la présence de toute autre personne.
Avec consentement des parents : Vous pouvez choisir de demander le consentement à l’un de vos parents ou à votre représentant légal et être ainsi accompagnée par un de ces proches dans votre démarche d’IVG.
Sans le consentement des parents : Si vous voulez garder le secret vis-à-vis de vos parents ou si leur consentement n’est pas obtenu (refus des parents de donner leur consentement ou impossibilité de contacter l’un d’entre eux), l’IVG ainsi que les actes médicaux – notamment l’anesthésie et les soins qui leur sont liés – sont pratiqués à votre seule demande. Dans ces situations, vous devez vous faire accompagner dans votre démarche par une personne majeure de votre choix.
Si vous êtes mineure et que vous en faites la demande, vous pourrez bénéficier de l’anonymat total pour pratiquer un avortement et ce, quel que soit le lieu de réalisation de l’IVG que vous aurez choisi.

Seule la femme concernée peut en faire la demande. Une IVG peut être pratiquée avant la fin de la 12ème semaine de grossesse, ce qui correspond à la fin de la 14ème semaine après le début des dernières règles (14 semaines d’aménorrhée). Vous pouvez vous servir d’un calendrier de grossesse pour calculer votre terme. cliquer ici

Deux méthodes sont possibles pour réaliser une IVG :

  1. La méthode médicamenteuse réalisée avant la fin de la 5ème semaine de grossesse (ou 7 semaines d’aménorrhée) par un médecin ou une sage-femme en ville et jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée à l’hôpital selon les recommandations de la haute autorité de santé (HAS).
  2. La méthode chirurgicale réalisée avant la 12ème semaine de grossesse (ou 14 semaines d’aménorrhée) par un médecin à l’hôpital.

Comment demander l’anonymat pour une IVG (pour les femmes majeures) ?

Vous pouvez également faire état d’une demande d’anonymat. Sachez que l’anonymat ne peut être garanti que si l’IVG est réalisée en établissement de santé quelle que soit la méthode choisie.

Pour en savoir plus :

Brochure DGS (2017) : Dossier guide Interruption volontaire de grossesse (IVG)cliquer ici

Dépliant ANCIC (2017) : IVG Zoom sur les idées reçuescliquer ici

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)


Vos droits

Toute femme enceinte, y compris mineure, qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse peut demander l’interruption de sa grossesse. La pratique de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est réglementée et plusieurs étapes doivent être respectées, avant et après l’intervention.

Il n’existe plus de délai de réflexion minimal entre la 1ère étape (demande d’IVG) et la 2ème étape (remise du consentement), sauf si vous avez choisi de bénéficier de l’entretien psycho-social (obligatoire pour les mineures) avant de remettre votre consentement écrit.

Comment préserver l’anonymat pour une IVG (pour les femmes mineures) ?

Depuis 2001, si une mineure ne peut obtenir le consentement parental ou si elle veut garder le secret, elle doit alors choisir une personne majeure, qui l’accompagnera dans sa démarche. Les mineures non émancipées qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, recueillir le consentement parental au préalable, bénéficient de la gratuité des soins et de l’anonymat.

Sources : (cliquer sur l’image pour accéder au lien)


L’IVG médicamenteuse en pratiqu

Cette méthode peut être réalisée par un médecin ou une sage-femme en établissement de santé ou à domicile jusqu’à la fin de la 5ème semaine de grossesse, soit 7 semaines après le début de vos dernières règles et jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée à l’hôpital selon les recommandations de la haute autorité de santé (HAS).

ÉTAPE 1

1ère CONSULTATION AVANT L’IVG (non comprise dans le tarif forfaitaire IVG)

La femme s’adresse au médecin ou à la sage-femme de son choix.

  • La femme reçoit des informations orales et un dossier guide. cliquer ici
  • Le praticien propose un entretien psycho-social, facultatif pour les femmes majeures mais obligatoire pour les femmes mineures.
  • Le praticien remet à la femme une attestation de consultation médicale.
  • Si le médecin ou la sage-femme ne pratique pas les IVG, il communique à la femme le nom de praticiens réalisant des IVG.

ÉTAPE 2

2ème CONSULTATION AVANT L’IVG

Réalisée par le médecin ou la sage-femme qui pratiquera l’IVG.

  • La femme remet au praticien l’attestation de 1ère consultation et reçoit celle de la 2ème.
  • La femme confirme sa demande d’IVG par écrit et remet son consentement au praticien.
  • Le lieu d’intervention et la méthode pratiquée sont choisis en fonction de la situation (terme de la grossesse) et du choix de la patiente.
  • Le praticien explique la procédure médicamenteuse et remet un document explicatif du protocole qui devra être respecté. cliquer ici
  • Les dates des 3 consultations suivantes, dont la prise des 2 médicaments, sont fixées.

ÉTAPE 3

CONSULTATION DE PRISE DE MÉDICAMENT N°1

La prise de la Mifépristone (RU 486) est réalisée en présence du praticien. Ce médicament interrompt la grossesse.

  • Le praticien donne des informations détaillées sur les effets secondaires possibles. Des saignements peuvent survenir dès la prise de ce 1er médicament.
  • Le praticien indique les coordonnées précises du service de l’établissement de santé dans lequel la femme peut se rendre si nécessaire et s’assurer qu’elle peut s’y rendre dans un délai de l’ordre d’une heure.
  • Le praticien remet à la patiente une fiche de liaison contenant les éléments utiles de son dossier médical qu’elle remettra au médecin de ce service si nécessaire.
  • Le praticien prescrit à la femme des médicaments contre la douleur.

ÉTAPE 4

CONSULTATION DE PRISE DE MÉDICAMENT N°2 (36 à 48 heures plus tard)

La prise de la Misoprostol est réalisée en présence du praticien. Ce médicament provoque l’avortement.

  • La femme apporte la fiche de liaison que le praticien met à jour.
  • Le praticien informe la femme des suites normales de l’IVG et des troubles qui peuvent survenir. Les saignements peuvent se poursuivre jusqu’à 10 jours après la prise de ce 2ème médicament.

ÉTAPE 5

CONSULTATION DE CONTRÔLE OBLIGATOIRE

Nécessaire pour vérifier que la grossesse est interrompue et s’assurer de l’absence de complications. Elle doit intervenir entre le 14ème jour et le 21ème jour après la prise de Mifépristone (1er médicament).

  • L’interruption de la grossesse est généralement contrôlée par un examen clinique de la patiente, souvent complété par une échographie ou un examen sanguin (dosage βhCG). En cas d’échec (si la grossesse se poursuit), il est impératif de recourir à la technique chirurgicale.
  • Lors de la consultation de contrôle, le médecin ou la sage-femme vérifie que la femme dispose d’un moyen contraceptif adapté à sa situation ou en prescrit un si nécessaire.
  • Le médecin ou la sage-femme propose à la femme d’avoir recours à un entretien psycho-social si elle le souhaite.

Quels troubles peuvent survenir lors d’une IVG médicamenteuse ?

Les évènements immédiats indésirables les plus fréquents sont :

  • des douleurs pelviennes pour lesquelles le médecin ou la sage-femme vous prescrit des antalgiques ;
  • des saignements ;
  • des troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée.

Dans les jours suivant l’IVG, vous pouvez, dans certains cas, présenter notamment :

  • de la fièvre, avec une température supérieure à 38°C ;
  • des pertes très abondantes de sang ;
  • de très fortes douleurs abdominales ;
  • un malaise.

Si vous présentez l’un ou plusieurs de ces symptômes/signes, vous devez alors rapidement contacter le professionnel qui vous a pris en charge pour l’IVG, car cela peut être un signe de complication.

Pour en savoir plus :

Brochure DGS (2016) : Mémo pratique Interruption volontaire de grossesse médicamenteuse à domicile cliquer ici


L’IVG instrumentale (ou chirurgicale) en pratique

Cette méthode peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines après le début de vos dernières règles, uniquement par un médecin dans un établissement de santé ou un centre de santé autorisé. Vous pouvez choisir une IVG instrumentale si vous préférez que l’intervention se déroule rapidement et en une seule fois même pour un terme précoce.


ÉTAPE 1

1ère CONSULTATION AVANT L’IVG non comprise dans le tarif forfaitaire IVG (C1)

La femme s’adresse au médecin ou à la sage-femme de son choix.

  • La femme reçoit des informations orales et un dossier guide. cliquer ici
  • Le praticien propose un entretien psycho-social, facultatif pour les femmes majeures mais obligatoire pour les femmes mineures.
  • Le praticien remet à la femme une attestation de consultation médicale.
  • Le praticien prescrit un bilan biologique et une échographie
  • Si le médecin ou la sage-femme ne pratique pas les IVG, il communique à la femme le nom de praticiens réalisant des IVG.

ÉTAPE 2

ÉCHOGRAPHIE (ECHO)

Permet la datation de la grossesse

ÉTAPE 3

CONSULTATION MÉDICO-PSYCHO-SOCIALE (CS MPS)

L’entretien psycho-social est obligatoire pour la femme mineure

ÉTAPE 4

2ème CONSULTATION AVANT L’IVG (C2)

Réalisée par le médecin qui pratiquera l’IVG.

  • La femme remet au praticien l’attestation de 1ère consultation et reçoit celle de la 2ème.
  • La femme confirme sa demande d’IVG par écrit et remet son consentement au praticien.
  • Le lieu d’intervention et la méthode pratiquée sont choisis en fonction de la situation (terme de la grossesse) et du choix de la patiente.
  • Le praticien explique la procédure instrumentale (ou chirurgicale).
  • La date de l’intervention est fixée, ainsi qu’une consultation pré-anesthésie.

ÉTAPE 5

IVG INSTRUMENTALE (OU CHIRURGICALE)

La méthode

L’IVG instrumentale (ou chirurgicale) consiste à aspirer le contenu de l’utérus après dilatation du col de l’utérus. L’ouverture du col est en général facilitée par l’administration au préalable, d’un médicament (Misoprostol). Une canule de calibre adapté au stade de la grossesse est ensuite introduite par le médecin dans l’utérus pour aspirer le contenu utérin.

L’anesthésie

L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale. Vous choisissez, avec l’aide du médecin, le mode d’anesthésie le mieux adapté à votre situation.

L’hospitalisation

Le plus souvent ; une hospitalisation de quelques heures est suffisante pour une IVG, même si elle est pratiquée sous anesthésie générale. Vous entrez dans le service dédié (dit de chirurgie ambulatoire), à jeun et vous sortez après l’intervention et un ultime examen de contrôle.

L’intervention dure une dizaine de minutes. Elle se déroule obligatoirement dans un bloc opératoire lorsque l’anesthésie générale est choisie.

Une contraception efficace est indispensable dès la réalisation de l’IVG. La méthode contraceptive que vous avez choisie vous sera prescrite avant la sortie et au besoin la pose d’un implant ou d’un DIU (dispositif intra-utérin) pourra être réalisée en fin d’intervention par le praticien.

ÉTAPE 6

CONSULTATION POST-IVG

Réalisée par le médecin traitant ou le médecin qui a pratiqué l’IVG

Quels troubles peuvent survenir lors d’une IVG instrumentale (ou chirurgicale) ?

Les complications immédiates sont rares :

  • la survenue d’une hémorragie lors d’une IVG est un événement très rare ;
  • la perforation de l’utérus lors d’une aspiration instrumentale est un évènement exceptionnel.

Les complications après une IVG sont rares. Cependant, dans les jours suivant l’intervention, vous pouvez, dans certains cas, présenter :

  • de la fièvre, avec une température supérieure à 38°C ;
  • d’importantes pertes de sang ;
  • de fortes douleurs abdominales ;
  • un malaise.

Si vous présentez l’un ou plusieurs de ces symptômes/signes, vous devez alors rapidement contacter l’établissement où a eu lieu votre IVG, car cela peut-être un signe de complication.

L’efficacité de la méthode

Le taux de réussite de la méthode instrumentale est de 99,7%, le risque d’échec est donc très faible.


Rédaction : Dr Jean-Louis SIMENEL et Sabine SIONVILLE (09/05/2017).

Icônes : www.flaticon.com


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